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14/05/2016

prochain colloque IDEPP le 24 Juin 2016




A.S.P.S (Association Scientifique des Psychiatres de Secteur)
IDEPP (Intersyndicale de Défense de la Psychiatrie Publique)

Vendredi 24 juin 2016 à partir de 17h00
Colloque scientifique :
GHT, GHT PSY, CPT

17 h 00 : Accueil
17 h 30 – 18 h 30 : Interventions scientifiques
18 h 30 : Pause apéritive
19 h 00 : Assemblée Générale
Auditorium
Centre Hospitalier Montperrin
109, avenue du Petit Barthélémy – 13 617  Aix en Provence

décret sur les GHT

communiqué intersyndical

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL
19 avril 2016

Halte au démaillage territorial  de la psychiatrie


Lors de sa visite à l’hôpital Sainte-Anne, Madame la Ministre de la santé affirmait que la psychiatrie et la santé mentale avaient toute leur place dans la rénovation de la politique de santé publique que doit concrétiser la loi dite de modernisation du système de santé, récemment promue. Elle y assurait que la loi renforcerait l’organisation territoriale de la psychiatrie et qu’il n’était pas question de faire disparaître ses spécificités au sein des autres spécialités médicales.

Mais dans les faits, à quelques jours de l’échéance imposée par la loi pour constituer des groupements hospitaliers de territoire (GHT), c’est une toute autre réalité qui se dessine : la primauté donnée aux regroupements des établissements de santé se traduit dans les régions par des préfigurations de GHT qui semblent d’avantage guidés par des logiques de rationnement que par la cohérence du diagnostic territorial des besoins qui doit les motiver.

Prise dans cette exigence de mutualisation pilotée par les ARS, la psychiatrie est poussée à se fondre dans un redécoupage des territoires de santé principalement orientés par l’implantation régionale ou interrégionale des hôpitaux ayant une activité MCO et se trouve ainsi reléguée au rang d’activité accessoire, sans spécificité.

L’organisation de la psychiatrie publique n’est de ce fait pas prise en compte selon le maillage des partenariats et de continuité des soins sectorisés tissé au sein des territoires qu’elle dessert, mais contrainte d’incorporer la logique de mutualisation de ressources qui prévaut pour des GHT non spécifiques, sans prise en compte du diagnostic de territoire de santé mentale prévu par la loi.

De plus les communautés psychiatriques de territoire qui devraient jouer un rôle majeur dans le dispositif sectoriel par rapport aux GHT, bien que prévues dans la loi, ne font l'objet d'aucun projet de décret d'application malgré les engagements. Elles ne font même pas l'objet de concertation.

Si la psychiatrie est confrontée dans les régions à l’impossibilité de déroger à l’obligation d’être membre d’un GHT ou de constituer un GHT spécifique, ce sont les principes mêmes annoncés de la loi qui seront empêchés : outre le risque de déconstruire les partenariats localement installés par la politique de sectorisation pour permettre des soins de proximité extrahospitaliers et adaptés dans leur diversité aux besoins complexes de la santé mentale, la psychiatrie subira le retour du cloisonnement et les effets d’un système centré sur l’hôpital.

Si le diagnostic territorial de santé mentale le justifie, la dérogation aux GHT ou les GHT spécialisés sont à privilégier. Le projet médical partagé est bien le préalable à la constitution de tout GHT et il doit obligatoirement intégrer des réponses au projet territorial de santé mentale motivé par les besoins.

Les professionnels intervenant en santé mentale sont investis historiquement dans la construction d’un maillage de réponses à apporter à des populations fragilisées : ce maillage territorial initié par la politique de secteur dont les principes n’ont pas été remis en question par les réformes successives, ne doit pas être défait par des décisions imposées par la lecture simpliste de l’article 107 de la loi de santé.


Nous attendons du ministère des signes forts pour que les engagements pris pour la politique de santé mentale et de psychiatrie soient respectés et que le contenu de l’article 69 de la loi de santé pour la mission de psychiatrie de secteur ne soit pas fictif. En l’absence de traduction effective dans les régions de ces engagements, c’est l’ensemble des acteurs, usagers, familles, professionnels et élus impliqués dans la santé mentale qui devra en tirer les conséquences.



Dr Marc Bétremieux  (SPH)     Dr Norbert Skurnik  (IDEPP)     Dr Michel Triantafyllou (SPEP)

07/04/2016

annonce n° 173

UN POSTE D'ASSISTANT SPECIALISTE,

Secteur 75G06, 9ème arrondissement,
Hôpital de Maison-Blanche
24/26 rue d'Hauteville
75010 Paris

Chef de pôle Dr Alexandre Christodoulou
Chef de service Dr Elisabeth Giudicelli

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