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10/11/2010

CONSIGNES SYNDICALES IPP

Le SPH et l’IDEPP au sein de l’Intersyndicale des Psychiatres Publics réunie en conseil ce vendredi 5 novembre, renouvelle ses consignes visant à manifester par tous les moyens disponibles l’opposition des psychiatres hospitaliers à la destruction des outils de soins de la psychiatrie et l’atteinte organisée aux conditions d’exercice des psychiatres.
Les difficultés à maintenir longtemps et sans perspective des consignes de boycott au sein des établissements ont été évoquées. MAIS : - La loi HPST s’applique bel et bien aux hôpitaux psychiatriques et à la psychiatrie dans les hôpitaux généraux, contrairement à ce qu’osent encore affirmer les tutelles : • l’organisation en pôles quand « un pôle = un secteur » n’est pas suivi, le rattachement de la pédopsychiatre à la pédiatrie dans les CHG, le non renouvellement des chefs des services / secteurs, la non prise en compte de l’organisation de la psychiatrie dans la définition des nouveaux territoires de santé sont autant de moyens de faire disparaître l’organisation sectorielle, et avec elle les spécificités de la psychiatrie. • Le décret du 29 septembre sur le statut des PH et la nouvelle gouvernance hospitalière qui marginalise la communauté médicale dans les espaces de décisions, multiplient les cas de conflits entre médecins et administrations (conditions de nomination, atteinte aux droits des AIG, aux activités d’expertises et d’enseignement, remise en question du versement des primes et indemnités, etc.) - Les déclarations contradictoires enlèvent toute crédibilité aux annonces sur une future loi de santé mentale adaptée à la psychiatrie, et les directives données aux préfets pour freiner les sorties des patients sont le signe du peu de valeur accordée aux avis des psychiatres par le ministère de la santé. C’est pourquoi, face au mépris affiché pour les demandes de la profession de prendre en compte les spécificités de la psychiatrie dans l’organisation sanitaire, et alors que les rapports sur la mise en place de la loi HPST feignent de ne pas constater le mécontentement des professionnels au niveau des établissements : - les consignes de boycott des instances sont maintenues, partout où elles paraissent opportunes - tous les modes d’actions permettant d’alerter les acteurs de la psychiatrie, les usagers, les tutelles et rendre visible la contestation sont à utiliser : motions et revendications lorsque les instances sont maintenues, réunions de sensibilisation mensuelles et conférences de presse, comités de défense de la psychiatrie entre établissements en sont des exemples. Les actions se poursuivent au niveau national, et doivent être articulées avec une contestation de niveau locale, dont l’effet de relai est important, comme le montrent les dernières dépêches APM.
le 10 novembre 2010

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