.

04/02/2011

INTERSYNDICALE DES PSYCHIATRES PUBLICS (I.P.P.)- 31/01/11


Communiqué
En application de la loi HPST en juillet 2009, plusieurs décrets sont parus, portant notamment sur la CME et le statut des praticiens hospitaliers.

Parallèlement, un durcissement des positions de beaucoup de directeurs d’hôpitaux a été constaté, allant clairement dans le sens de l’idéologie anti-médicale de la loi, et ne tenant pas compte de la spécificité de la psychiatrie.

L’I.P.P. milite depuis toujours pour une prise en compte de la spécificité psychiatrique.

C’est ainsi qu’elle a mené des combats lors de la parution du rapport LARCHER, de la phase préparatoire à la loi HPST et lors de la commission dite COUTY, sans avoir été entendue.

Elle revendique aujourd’hui des mesures spécifiques dans le cadre d’une loi Santé Mentale dont les objectifs ne seraient pas réduits aux aspects sécuritaires qui la caricaturent.

Ces revendications sont :

1.    La reconnaissance du secteur sur le plan règlementaire et légal ;
2.    Une territorialité spécifique à la psychiatrie, préservant le secteur, et permettant la mise en œuvre de GCS et de CHT donnant au système de soins psychiatriques un outil de développement solide et cohérent ;
3.    Un budget spécifique à la psychiatrie ;
4.    La nomination des psychiatres des hôpitaux par le ministre.


Pour ce qui concerne l’application de la loi HPST par les directeurs d’établissement, l’IPP exige :

1.    Que le pôle puisse être un secteur, là où la communauté médicale le souhaite ;
2.    Que le règlement intérieur de la CME soit défini par les médecins et qu’aucun directeur ne puisse récuser un règlement intérieur de CME voté par cette dernière au motif que la signature lui appartient.

Dans cette perspective, l’IPP a lancé, le 6 juin 2010, et confirmé le 2 septembre 2010, un appel à tous les psychiatres des hôpitaux pour un boycott des instances. Elle a organisé, le 28 septembre 2010, une grande manifestation avec grève, réitérées le 23 novembre 2010.

1.    Au décours de ces actions, la plupart des directeurs qui voulaient imposer aux hôpitaux des regroupements de secteur au sein de vastes pôles contre l’avis du corps médical de l’hôpital y ont renoncé ;
2.    Il en est de même pour les règlements intérieurs de CME
3.    Une commission, dite commission « FOURCADE » a été installée par le gouvernement pour réexaminer et éventuellement modifier certains éléments de la loi HPST.

Les instances représentatives de l’IPP ont, dans ce cadre, été reçus, les 17 et 24 janvier derniers, et ont plaidé en faveur des mesures spécifiques dans le cadre d’une réforme de la loi HPST.

Dans l’attente des conclusions de la Commission Fourcade, des débats devant aboutir à la réforme de la Loi de 90, ainsi que des consultations pouvant déboucher, conformément aux instructions du Président de la République, sur un nouveau plan de santé mentale, l’IPP a décidé de lever l’appel au boycott des instances. Elle reste néanmoins mobilisée et vigilante.




Aucun commentaire:

Archives du blog