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02/07/2011

pétition


 Veuillez trouver ci-joint une pétition que je vous demande de faire circuler et signer le plus possible autour de vous.

Il en va de la sécurité et du bien être de nos malades ! Il ne s'agit en aucun cas d'une pétition à caractère politique ou idéologique mais qui s'appuie sur des éléments de réflexion d'éthique médicale et de technique hospitalière :
- Nous sommes d'accord pour l'intervention du Juge des Libertés.
- Mais le transport des malades au Tribunal n'est pas éthique.
- Il ne peut se faire - en aucun cas - dans des conditions thérapeutiques ou de sécurité satisfaisantes.
- Nous souhaitons que les audiences des Juges des Libertés se déroulent dans chacun des établissements et non au Tribunal.
Du succès que rencontrera cette pétition va dépendre l'action que nous pourrons mener dans ce sens.
Très amicalement à vous.
Dr Gilles VIDON

La Loi sur les Soins Sans Consentement en psychiatrie, qui vient d’être votée par le Parlement, est rigoureusement inapplicable en l’état.
Nous, personnels soignants en psychiatrie, déclarons notre accord avec l’introduction du Juge des Libertés dans les décisions de soins sans consentement. Par contre, notre éthique médicale nous conduit à nous opposer :  
- Au transport, de 70 à 80 000 malades par an au Tribunal, patients  suicidaires, délirants, agités, rendus violents par la situation elle-même, alors qu’ils sont en crise, au début de leur maladie (dans les 10 jours de leur admission à l’hôpital, dit la Loi). Une telle procédure, médicalement contre-indiquée, s’avèrerait contraire au respect minimal de la dignité du malade. 
- Nous sommes également opposés à la solution kafkaïenne de la visioconférence, dont nous savons qu’elle va faire délirer les patients qui auront ainsi l’occasion de renforcer leur conviction (d’être suivis, épiés, pistés, persécutés…). La visioconférence est contre-indiquée dans un très grand nombre de cas : à ces hommes et femmes qui ont décroché de la réalité et de la capacité à rentrer en relation avec l’autre, on veut imposer une rencontre virtuelle avec le Juge…
- La seule solution possible serait de permettre au Juge de tenir Audience à l’Hôpital, où il se rendrait une ou deux fois par semaine, dans une salle dédiée, et d’opérer véritablement cette révolution qui transfère deux siècles de pouvoir du Préfet vers  le Juge. Pourquoi ce qui est possible en Hollande, en Belgique, en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Australie, etc., ne le serait-il pas en France ?
Mais cela implique que l’on donne à la Justice les moyens et le temps nécessaires de cette réorganisation totale voulue par le législateur.

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Document à retourner à Dr Magali – 31 rue de la Brèche aux Loups – 75012 Paris
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