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30/06/2012

dépèche AFT du 27/06/12

La ministre des affaires sociales et de la santé Marisol Touraine a défendu aujourd'hui, en clôture d'un colloque organisé à Sciences po, l'hôpital public tout en recadrant son rôle au sein du système de soins.


S'exprimant sur les deux piliers du système de soins, la médecine de premier recours (médecins généralistes) et service public de santé, la ministre a indiqué qu'il "faut s'assurer que chaque acteur joue son rôle, pleinement son rôle et seulement son rôle".

"L'hôpital ne peut pas être le premier recours systématique pour les patients, ni en termes d'organisation, ni en termes financiers pour l'ensemble de notre système", a-t-elle dit, en citant notamment l'hébergement des personnes âgées.

"L'hôpital public ne peut se substituer aux insuffisances d'autres dispositifs quand ces insuffisances existent (...). Il faut qu'il accepte de ne pas jouer le joker systématique par rapports aux structures de proximité", a-t-elle poursuivi, tout en ajoutant que ces structures (les cabinets médicaux libéraux) devaient de leur côté assumer leur rôle "en matière de permanence des soins, d'accessibilité financière et territoriale".

Mme Touraine a rappelé que le gouvernement voulait réintroduire dans la loi la notion de service public hospitalier, qui avait été gommée dans la loi Hôpital patients santé territoires (HPST, dite loi Bachelot) de 2009, au profit de la notion de missions de service public, mettant ainsi hôpitaux publics et cliniques privées au même niveau.

Cette loi HPST "sera profondément remaniée" mais "n'a pas besoin de l'être à travers un monument législatif qui pourrait être incompris et contre-productif", a-t-elle affirmé.
Vis-à-vis des cliniques (40% de l'activité en France) Mme Touraine a adouci ses propos, après avoir dit précédemment qu'elles n'avaient pas "les mêmes patients" que les hôpitaux publics.

"On m'a reproché cette formule et au fond, oui, je veux bien considérer que les patients sont les mêmes, ce sont des gens qui sont malades, mais la réalité statistique s'impose à tous", a-t-elle dit.

"Les plus précaires (...) vont à l'hôpital", a-t-elle ajouté, tout en félicitant les cliniques pour la qualité de leur travail et en reconnaissant que "sur certains territoires le privé est le seul recours disponible".


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