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17/01/2013

dépèche APM du 16/01/13

PARIS, 16 janvier 2013 (APM) - La ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a déclaré mardi que le gouvernement s'attacherait à traiter les problèmes de démographie médicale en psychiatrie dans le cadre d'une prochaine "loi de santé mentale".


La ministre, qui s'exprimait lors d'une audition par la commission du développement durable du Sénat consacrée à la présence médicale sur l'ensemble du territoire, a répondu à une question du sénateur socialiste Michel Teston (Ardèche) qui s'inquiétait de la concentration des psychiatres dans les grandes agglomération et du vieillissement des praticiens.

Si le nombre de psychiatres (tous modes d'exercice confondus) s'élevait en janvier 2012 à 14.400 praticiens (cf APM VGPC6001), Michel Teston a notamment fait valoir que la discipline devrait perdre 40% de ses effectifs d'ici 2020, et que l'âge moyen des psychiatres était le plus élevé parmi les médecins.

La ministre, reconnaissant par ailleurs l'existence de zones fragiles pour l'accès aux psychiatres, a évoqué un "défi réel" s'agissant de leur démographie. Elle a souligné qu'il faudrait renforcer la formation des généralistes afin d'assurer la prise en charge des pathologies mentales et d'avoir un "premier recours en psychiatrie".

"C'est une question qui est spécifique et que nous traiterons dans le cadre d'une loi de santé mentale qui sera nécessaire dans un avenir que j'espère proche", a-t-elle observé.

Les organisations représentant les établissements de santé mentale (Adesm), les psychiatres (syndicats et conférence CME-CHS) et les personnels réclament depuis plusieurs années une loi cadre sur l'organisation de la santé mentale. Ils ont fait part de cette revendication à la ministre et à son cabinet lors de plusieurs entrevues depuis son entrée en fonction en mai 2012 mais sans obtenir d'engagement ferme ou de calendrier.

Le gouvernement est cependant tenu de faire adopter des dispositions législatives avant le 1er octobre, en raison d'une censure du Conseil constitutionnel de deux dispositions de la loi du 5 juillet 2011 sur les règles spécifiques s'appliquant aux patients ayant commis des infractions pénales en état de trouble mental ou hospitalisés en unité pour malades difficiles (UMD).

La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a mis en place en novembre 2012 une mission d'information sur "la santé mentale et l'avenir de la psychiatrie". Elle doit rendre ses travaux d'ici fin juin.

vg/hm/eh/APM polsan
redaction@apmnews.com

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