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29/01/2014

dépèche APM du 24/01/2014

La prise en charge des personnes précaires atteintes de troubles psychiques est un enjeu prioritaire (Jean-Marc Ayrault)
CERGY (Val-d'Oise), 24 janvier 2014 (APM) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a affirmé vendredi dans le cadre d'un déplacement sur le thème de la lutte contre la pauvreté que "le gouvernement travaillera sur les enjeux prioritaires que constituent la lutte contre les refus de soins et la prise en charge de personnes précaires atteintes de troubles psychiques", dans le cadre de la stratégie nationale de santé, selon la copie de son discours transmise à l'APM.


Le Premier ministre s'exprimait à l'occasion de la remise, jeudi, du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) rédigé par l'ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, et Simon Vanackere, sur l'évaluation de la première année du Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale.

Dans leur rapport, les deux auteurs recommandaient d'ailleurs de travailler, en cohérence avec la stratégie nationale de santé (SNS), sur le lien entre troubles mentaux et précarité, rappelle-t-on (cf APM MHRAN004).

Le rapport préconisait également que les bénéficiaires de l'allocation de solidarité pour les personnes âgées (Aspa, ex-minimum vieillesse) puissent obtenir automatiquement l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS) (cf APM NCRAN003). Ce sera chose faite, a assuré Jean-Marc Ayrault vendredi: "En 2014, le gouvernement adoptera la reconduction automatique de l'ACS pour les bénéficiaires du minimum vieillesse, qui pourront également cumuler l'Aspa avec les revenus du travail".

Le Premier ministre a également précisé que, pour "les travailleurs modestes, il leur suffira prochainement de travailler 150 heures par trimestre, et non 200 comme c'est le cas aujourd'hui, pour avoir accès aux indemnités journalières en cas de maladie, d'invalidité ou de congé maternité".

"L'accès aux soins et la lutte contre les inégalités de santé se placent au coeur de la stratégie nationale de santé", a-t-il également insisté, ajoutant que "dès 2013, la hausse de 7% du plafond de ressources de la CMU-C [couverture maladie universelle complémentaire] et de l'aide à la complémentaire santé a concerné 750.000 personnes".

Concernant l'accès aux droits, "nous poursuivrons également notre démarche ambitieuse [...] impulsée par Marie-Arlette Carlotti [ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion], à travers la généralisation des 'rendez-vous des droits' et l'expérimentation d'un 'dossier unique' pour les demandes de prestations sociales", a assuré Jean-Marc Ayrault. Marie-Arlette Carlotti a présenté cette expérimentation d'un dossier de demande simplifié mercredi, rappelle-t-on (cf APM NCRAL001).

Dans son allocution, le Premier ministre a également abordé la question de "la gouvernance territoriale des politiques de solidarité" (cf APM VLRAL002). "La clarification des compétences de chacun est en cours: le projet de loi de modernisation de l'action publique et d'affirmation des métropoles, qui sera promulgué prochainement, identifie le département comme chef de file sur l'action sociale, le développement social, les actions de résorption de la précarité énergétique, l'autonomie des personnes et la solidarité des territoires".

Cette clarification "passera aussi par la mise en place de modalités concrètes de concertation et de travail collectif, à l'échelon départemental et infra-départemental", a-t-il indiqué.

En fin de discours, Jean-Marc Ayrault a loué la mobilisation de la société civile pour la réussite de la politique de lutte contre la pauvreté et "le modèle associatif", évoquant la signature prochaine d'une "nouvelle 'Charte des engagements réciproques Etat/collectivités territoriales/associations', avec les grands réseaux de collectivités et la Conférence permanente des coordinations associatives".

"Que ce soit dans le domaine de la santé, de la solidarité, de la jeunesse, de la politique de la ville, ou bientôt dans le cadre de la remise à plat fiscale, [la] participation [de la société civile] ne doit être ni un gadget, ni un alibi. Elle doit être construite avec méthode, pour constituer à la fois une source d'innovation pour l'action publique et un facteur de légitimation des décisions prises", a-t-il assuré.

vl/ab/APM polsan
redaction@apmnews.com

VLRAO003 24/01/2014 18:14 ACTU

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